L’histoire continue de s’écrire à Soignies, elle se dessine désormais !
Pour la première fois depuis plus de quinze siècles, le fondateur de la ville sort de sa collégiale pour s’afficher toute l’année sur la place du Millénaire grâce à une fresque monumentale réalisée par des artistes de renommée mondiale !
Si certains verront dans la figure représentée celle de Vincent considéré comme le fondateur d’un monastère destiné à susciter le développement d’une ville, d’autres pourront y voir, dans son costume officiel et sa figuration traditionnelle, l’image des comtes de Hainaut, symbole de l’appartenance de la ville à ce comté et, depuis la fin du 19ème siècle, à cette province. Puisque l’on vit dès le moyen âge, en Madelgaire, dit aussi Vincent, le premier des comtes de Hainaut.
Cette image est donc symbolique de plusieurs points de vue. A cet égard, elle ne se prétend pas un portrait réaliste. Elle est d’ailleurs une évocation directement inspirée par un buste présent parmi les œuvres d’art conservées depuis des siècles dans le trésor de la collégiale et désormais protégé par le Musée du Chapitre.Au fil des discussions, les artistes ont découvert le rôle joué par Soignies dans la vocation de René Magritte. René Magritte expliquait lui-même le lien particulier qu’il entretenait avec Soignies et le site du Vieux Cimetière .
« L'art de peindre est-il la vraie magie ? On peut me faire oublier. [...] Aux vacances de Noël on m'envoie à Soignies. [...] C'est là dans le cimetière que je rencontre un jour un peintre venu de la capitale. Je le regarde fixer sur la toile de vieilles tombes coiffées d'hiver. Peindre est-il l'autre porte qui conduit là-bas ? [...] Nous visitions les caveaux souterrains dont nous pouvions soulever les lourdes portes de fer et nous remontions à la lumière, où un artiste peintre peignait dans une allée du cimetière, très pittoresque avec ses colonnes de pierres brisées jonchant les feuilles mortes. [...] L’art de peindre me paraissait alors vaguement magique et le peintre doué de pouvoirs supérieurs. »
Et c’est ainsi que par analogie à la célèbre pipe du peintre qui passait ses vacances de jeunesse dans sa famille sonégienne que le titre Ceci n’est pas Vincent est apparu comme une évidence.
